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GABON : UN MARCHÉ PEU LOYAL

Alors que la concentration de plusieurs pensées se fixe sur le potentiel développement d’une économie, des questions d’ordre existentielles continuent de graviter à la surface.


En effet, après l’opération libérer les trottoirs qui consistait à faire déguerpir l’ensemble des commerçants qui vendent au bord des routes ; les préoccupations de ces derniers semblent être les mêmes. En immersion au rond-point d’Awendje, certains commerçants veulent faire résonner l’écho de leurs supplications.

Aperçu de l’échangeur d’Awendje, transformé en marché

Ne pouvant avoir accès au marché qu’aux environs de 17 h, les vendeurs sont devenus les victimes des normes mis en place et pour ceux qui décident de se lancer dans la vente matinale, c’est s’exposer à une routine de rackettage . La police de NKEMBO, de la GARE ROUTIÈRE et la FOPI voilà les services d’ordre qui ont été cités par les commerçants. Ces derniers leur portent des accusations en dénonçant le bal des billets de 1000 et 500 francs comme solution temporaire. Malgré cela, force est de constater que la course de vitesse devient une activité majeure dans leurs quotidiens, car, à l’arrivée des forces de l’ordre, les commerçants sont dans l’obligation de ranger leurs produits avec une incroyable vitesse au risque de voir leurs marchandises détruites, perdues ou réquisitionnées. Réquisitions qui ne peuvent être annulées qu’a la présentation d’un billet de 10 000 francs ; à cela un jeune commerçant à su ajouté <<et pourtant, nous sommes des jeunes gabonais qui se battent pour subvenir à leurs besoins de manière noble>>. Dans, ces propos, nous ne manquerons pas de souligner l’appel à l’aide qui est envoyé. Car, après observation, il serait justifiable de présenter ce marché comme “ UN NÉGLIGÉ” au profit du marché des denrées alimentaires. Décider de se lancer dans la vente de la friperie est une initiative qui se voit sur toute l’étendue du territoire.

Cependant, il nous est encore impossible de trouver des solutions à ce phénomène car, pour certains, il faudrait rejeter la faute sur les commerçants de cette zone, car ils ont été orientés vers le nouveau marché d’Awendje. Or,celui-ci  » limite les ventes  » a su dire une commerçante ; pour un autre, ce même marché ne saurait contenir l’ensemble des vendeurs qui se trouve à Awendjé. C’est dans ce sens que DZENGUE François dira que :  » la libération des trottoirs entraîne la pauvreté « . La difficulté de ce mode de vie qui consiste à se faire arracher les marchandises le matin et se faire raquetter soir pourra-t-elle, être encore suivie pendant longtemps ? Ou, devons-nous nous fier à cette phrase qui a su imiter le son d’un tambour à nos oreilles :  » À l’approche des élections, on remarquera qu’ils seront plus calme avec nous et quand ils auront ce qu’ils voudront les choses redeviendront les mêmes « .


UN ARTICLE DE : BARBERA OGANDAGA QUERENA

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Par E-Bantu ( admis )

Equipe de communication de E-B@NTU.

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