Dans le cadre du prolongement de la journée mondiale de la liberté de la presse, l’Université EM-GABON sise à MINDOUBE 2 a accueilli ce 27 mai 2023 la célébration de ladite journée. C’est aux environs de 9 h 50 minutes que commence l’événement. Le CPPL (Cercle des Patrons de la Presse Privée en ligne), L’UNIVERSITÉ EM-GABON, l’UOB (Université Omar Bongo) le CRE-CAPPI (centre de Recherche d’études constitutionnelles, Administratives, Parlementaires Politiques et Internationales) et l’ED – EM GABON (École Doctorale du groupe EM-GABON) se sont rassemblés pour discuter et apporter leurs expertises sur le thème : « Quel modèle économique pour les médias privés au Gabon ? ».

La question du management et l’économie a fait l’œuvre du débat concernant le premier panel. Celui-ci a donné une libre expression à M Anaclet NDONG NGOUA et M. Paul ATHIARO IBALA, tous les deux modérés par Serge Kevin BIYOGHE qui déclare « … Quelle que soit la nature des médias, ils sont complémentaires ». Voilà donc une phrase qui n’a cessé de résonner telle une cloche durant cet événement. Après s’être évertué à établir un rapport entre la technologie et la presse, la question de la gestion de la publicité comme soutien au média privé a été abordée.

En effet, après analyse, il en ressort un problème majeur. On se pose la question de savoir comment il se fait que la presse privée et la presse en ligne se retrouvent toujours dans une situation de difficulté ? La réponse, quant à elle, est plus qu’apparente. On dira clairement et succinctement que les médias privés reçoivent une subvention insuffisante de la part de L’État. Mais aussi, la gestion de la publicité qui doit être fait par les médias privés, est littéralement détenue par le média public. À cela, s’est ajoutée une remarque pertinente de M. Anaclet NDONG NGOUA qui n’a pas manqué l’occasion de dire : « … Les médias privés n’abordent généralement que des sujets politiques… »Seulement, dans la mesure où la liberté de la presse au Gabon est un Combat Permanant, peut-on réellement prendre en compte ces propos ? Car il faut le dire, les sujets tabous il en existent en grand nombre au Gabon. N’est-ce finalement pas là une des raisons, voir la raison majeure, du manque de diversification du traitement de l’information des médias privés ? Cette même raison qui pousse ces médias à s’endormir sur le « GRAND » sujet qui ne porte que sur la politique au Gabon.
Pour plus de compréhension, la parole a été donnée à M. Paul ATHIARO afin d’aborder la notion de « management de qualité dans le modèle de gestion d’une entreprise de presse privé ». Dans son exposé, il a énuméré et mis en lumière les 7 principes de management utiles pour sortir de la crise médiatique qui est née depuis 1980 au Gabon. Parmi ces principes, on y trouve le leadership, l’implication du personnel, et la prise de décisions fondée sur les fonds. À cet effet, comment peut-on parler de fonds pour un média privé dans la mesure où le problème de la publicité pour les médias privés est plus qu’évident ? Seulement 127,5 millions de francs ont été donnés aux médias privés en ligne. Et ce, en sachant qu’aucun journal n’est fait au Gabon et que les frais de réalisation sont très coûteux.
Ces exposés ont su mettre en lumière le monopole et la gestion économique de la presse, la réelle existence de la liberté de la presse et le management de qualité. Seulement une question se pose à la dernière observation : comment peut-on parler d’un management de qualité sachant bien que la formation des journalistes au Gabon se fait encore de manière incomplète ?
