Organisé il y’a un peu plus d’une semaine, le grenelle du cinéma s’est tenu dans la salle de projection de l’Institut Français du Gabon, et à l’hôtel le Nomad. Avec pour thème « les conditions d’émergence d’une industrie du cinéma », trois jours ont été consacrés à cet événement.
Pour mener à bien le grenelle du cinéma, la présence des acteurs du gouvernement, du cinéma et des médias ont été sollicités.
C’est le cas d’Henry Joseph KOUMBA, réalisateur gabonais ; IMUNGA IVANGA, réalisateur gabonais ; Serge ABESSOLO, directeur de L’IGIS ( institut gabonaise de l’image et du son ). Pour se conformer à la volonté de panafricanisme, le Gabon, n’a pas manqué d’inviter des pointures du cinéma africain, tels que Bassek BA KOBHIO, réalisateur camerounais ; Alex OGOU, producteur et réalisateur ivoirien, etc. Ce fut donc, un rassemblement de pensées cinématographiques, qui ont été réunis, à travers plusieurs panels de différentes thématiques : … Seulement, un thème a été plus que houleux, celui de la fiscalité. Les questions en grand nombre, la colère et l’indignation y ont été soulignés . En effet, le constat le plus flagrant, est celui de la priorité des productions occidentales, et ce au détriment des productions locales. Cela, va sans dire être compréhensible, dans la mesure où les producteurs locaux peinent à trouver les financements, pour leurs projets. Tout en sachant que des caisses d’aides à la production sont sensées exister.
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Et il faut le dire, les remarques sur l’ancien cinéma gabonais laissent à croire que, le passé est la plus belle des armes. Car les acteurs, réalisateurs et les producteurs l’ont dit : «… Le Gabon a pendant longtemps été, pour nous, une des meilleures destination d’Afrique, pour la production… ». Loin de faire dans la méchanceté, la comparaison entre la Gabon et la Côte d’Ivoire, qui est le nouvel Eldorado, n’a pas manqué d’être établie. Car pour les gabonais, il est plus qu’évident qu’il y’a fuite de cerveaux cinématographiques et Anselm NFA, ainsi que Samantha BIFFOT l’on très clairement souligner lors de leurs exposés sur l’accueil des producteurs Gabonais sur leur terre natale.
Au sortir de cet événement, il est important de révéler un point, la lutte acharnée pour une redynamisation du cinéma gabonais est lancée, et elle n’est pas prête de s’achever.



