IAI, l’institut Africain d’Informatique est une école inter État, créé en janvier 1971 et basé dans la capitale Gabonaise, Libreville. L’institut est l’un des symboles d’une Afrique unie, d’une Afrique intelligente, d’une Afrique indépendante. Cette institution a jadis formé des spécialistes, des experts et des cadres en informatique.
Depuis pas mal d’années cet édifice panafricain est laissé à l’abandon, les infrastructures sont en état de délabrement. Les étudiants de plusieurs origines et de toute l’Afrique cohabitent et interagissent chaque jour ensemble dans des conditions de précarité. Ils sont abandonnés à eux-mêmes par IAI et par chacun de leur pays. Ils font cours dans des conditions difficiles, les chaises et tables de bancs sont cassées, certains étudiants sont dans l’obligation d’acheter leur propre chaise pour pouvoir assister aux cours. Les dortoirs des étudiants, sont dévastés par l’humidité, la saleté, les murs et les plafonds tombent en ruine. Dans un des dortoirs appelé : le château, on aperçoit dans le hall, de l’eau qui sort de partout, du plafond, du sol et des champignons prolifèrent un peu partout sur les murs. Aucune autorité ne semble régner en ce lieu, des dortoirs vêtus et laissés à l’abandon sont aménagés et occupés par des squatteurs, des familles de 4 personnes vivent dans des pièces de 10 m2.
À LIRE AUSSI
- Le choix des mots, le court-métrage de MOUTSINGA Davina est en tournage !
- Denis Mukwege sur grand écran !
- Présidentielles 2023 au Gabon, la liste des candidats est désormais connue.
Bien qu’il ait un laissé aller, certains étudiants essayent d’améliorer leur situation en s’organisant, pour les lessives, le nettoyage des locaux et la réparation du matériel scolaire. Mais, les étudiants sont censés étudier dans des conditions convenables, il s’agit de rappeler aux différents États membres, les traités qu’ils ont signés, et que tout un chacun s’engage à respecter sa parole. Que chacun des États verse ces redevances et les bourses des étudiants qu’ils envoient. Les différentes grèves menées par les étudiants et arrêtées après que les directeurs soient limogés, révèlent aussi un énorme problème de gérance et de détournement de fonds.
PLUS QUE L’OMBRE DE LUI MÊME ?










Si un tel joyau, ne parvient pas à prospérer que diront les détracteurs du panafricanisme et quel message, les générations futures retiendront de l’extinction d’un tel symbole ?



