Le Gabon, un pays où la norme se résume à ne pas respecter les normes. Et si nous décidons, aujourd’hui d’en parler, c’est parce-que la force nous quitte. On crie à n’en plus finir au point où nos larmes atteignent la sécheresse ; non pas parce qu’elles sont épuisées, mais plutôt parce qu’elles ont compris que rien ne changera au Gabon.
Qui êtes-vous ? De quoi êtes-vous fait ? Ne ressentez-vous pas la peine de notre peuple ? Cette même peine, qui exprime que plus rien ne va.

Nous mourrons et ce, à petit feu, car vous l’avez décidé. Sur nos propres terres, nous ne trouvons plus la paix, et lorsqu’on décide d’aller la chercher, nous rencontrons le mal. Le même mal, qui s’est approprié nos cultures, nos valeurs, nos espoirs, nos biens, tout en nous faisant croire, qu’ils sont sans valeur. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à ce point de non-retour, le même, qui nous dit que la répétition n’est pas encore finie. Car vous prétendez être aveugle, mais nous savons tous que vous avez décidé de mettre les mains sur vos yeux. À croire que notre souffrance, fait votre bonheur : la quête quotidienne d’une démocratie, d’une liberté, d’une justice, qui au final est enfermée, emprisonnée. D’un pays à un Royaume, voici le parcours du Gabon en 60 ans “d’indépendance”.

En parlant d’indépendance, les plaintes ne cessent pas, le sang ne manque pas de couler et les êtres chers, ne manquent pas de disparaître. Et lorsqu’on veut mettre nos espoirs vers vous, vous répondez absent ; pour vous, “ forces de l’ordre”, notre déception n’est pas de repos. Dans la bataille du peuple pour la liberté, vous détenez les rôles de spectateurs, persécuteurs et oppresseurs. Vous vous tenez de l’autre côté avec vos armes pointées sur nous. Seulement, ne subissez-vous pas les lynchages de la royauté ? À vous voir au travail, on a la certitude, que vos yeux sont pleins de sang.
Aujourd’hui, vous parlez de fuite de cerveaux, mais n’est-ce pas vous qui en êtes la cause ? Avec vos conditions de travail, propre au Gabon. Rien n’est caché, quand tu cherches un emploi, trois fondamentaux sont donnés : l’homosexualité, la loge et les crimes rituels. Et si vous voulez savoir pourquoi nous vous dirons, que c’est parce que le roi a décidé d’être son propre roi, et non celui du peuple. Car comment expliquer, la peur que l’on ressent à l’instant où nous décidons de mettre des mots sur nos sentiments. Juste, parce que tu t’es demandé comment les générations vivront ? Pourront-elles prétendre à une “justice” quand les patrons sont des étrangers ; que la richesse du pays est visible, mais intouchable et que la colonisation n’est pas prêt de prendre fin.

Que dire, lorsque je sais qu’en écrivant aujourd’hui, la mort me guette ; que nos futures générations seront sous la même royauté dans ce pays.
Jusqu’où allez-vous pousser la patience du peuple gabonais ? Vous avez créé l’ethnocentrisme en tout lieu. Vous suscitez la peur et vous nous forcez à s’incliner devant vous, mais n’oubliez pas à chaque instant que la tombe, le jour prend un assez long chemin pour paraître ; le jour du Gabon quant à lui n’est plus loin.
Un article de : Anonyme
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