Le 25 juin dernier, le calendrier du scrutin présidentiel a été dévoilé. Auparavant le gouvernement gabonais a lancé le 9 mai une phase d’enrôlement et de révision de listes électorales, qui s’est étalée sur plus d’un mois pour permettre à davantage de concitoyens de participer à ce processus crucial !
Les mairies et les centres d’enrôlement étaient bondés ! Cette forte affluence traduit elle la volonté des citoyens gabonais de faire entendre leur voix coûte que coûte ?
D’une part oui et d’une autre non, car derrière cet enthousiasme se cache aussi un trafic des plus odieux. En effet la plupart des concitoyens sont invités par des tiers à se faire enrôler en contrepartie d’une certaine somme d’argent : 5 000 fcfa, le prix de leur citoyenneté, de leur droit au vote, le prix peut être de 5 nouvelles années de souffrances.

Cette magouille est mise en place dans nos mairies aux yeux de tous et même des agents censés assurer l’équité, la sécurité, la transparence de cet acte plus que symbolique.
La corruption semble ancrée profondément car même les parents censés inculquer de bonnes valeurs à leurs enfants, encore ignorant du processus électoral, s’empressent de gagner quelque sous sur leur dos et de les entraîner dans cet acte des plus criminels et antidémocratiques .
La décision nous est donnée et nous la cédons, là encore pour une simple somme d’argent. Il est temps pour toi, citoyen de reprendre ton pouvoir, et cela passe par le vote.
